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Année de la Vie Consacrée

Année de la Vie Consacrée… Un temps pour : “SE SOUCIER DES VOCATIONS”

Le 30 novembre prochain, le Pape François inaugurera l’Année de la Vie consacrée. Pourquoi cette initiative ? Si nous pouvions entrer dans le cœur du Pape François – cœur d’un fils de saint Ignace de Loyola – il serait facile de le découvrir. En cherchant à deviner, j’aime penser que le Pape François a promu l’Année de la Vie Consacrée parce qu’il raisonne comme le faisait sainte Thérèse d’Avila lorsqu’elle s’écriait : « Que serait le monde, s’il n’y avait pas les religieux ? » (Vita Consecrata, 105).

La vie consacrée en effet appartient intimement à la vie, à la sainteté et à la mission de l’Église (cfr. VC, 3), à qui elle apporte une contribution spécifique par le témoignage d’une vie totalement donnée à Dieu et aux frères et sœurs. Pour cette raison, nos cœurs se serrent alors que nous pensons à la situation actuelle au Canada. Comme on le sait, au début des années ’60, l’Église au Canada pouvait compter sur plus de 60 000 religieuses et religieux. Aujourd’hui ils et elles sont un peu plus de 15 000. L’âge moyen est de 80 ans et les vocations se font rarissimes. Cette indigence vocationnelle nous fait souffrir.

Nous sommes bien conscients que le problème des vocations de consécration spéciale – sacerdotales et religieuses – en est un « d’importance vitale et fondamentale pour la communauté des croyants et pour toute l’humanité »1, un problème qui « se situe au cœur même de l’Église ; de sa solution, en effet, dépend son avenir, son développement et sa mission universelle de salut » 2. À cet égard, l’Église souffre, comme souffre une famille qui désire avoir des enfants et qui n’en a pas. Cependant nous ne souffrons pas comme des personnes résignées et sans espérance. Non ! Nous ne nous laissons pas enfermer dans une fatalité décourageante et perdante ; nous ne nous arrêtons pas non plus à nous apitoyer sur nous-mêmes. Au contraire, réconfortés par la foi, nous renouvelons notre engagement à jeter, au nom de Jésus, les filets de l’Évangile-de-la-vocation (cfr. Lc 5,1-11).

La pêche miraculeuse que Pierre et ses compagnons ont expérimentée avec une joie et une surprise immenses – obéissant à la parole de Jésus qui les avait invités à « jeter les filets » de nouveau- nous assure qu’il y avait des poissons, même si durant la nuit de l’épreuve ils semblaient absents. Jetant les filets à nouveau, sur la parole de Jésus, la pêche est abondante.

Chers religieux et religieuses, en cette année dédiée à la vie consacrée, je vous invite à jeter les filets avec confiance, en recueillant la parole que Jésus adresse à chacun de vous : « Faites-vous promoteurs de la vocation »; « Souciez-vous des vocations ». Qu’est-ce que cela veut dire, se soucier des vocations ? Je voudrais illustrer cette invitation en proposant cinq actions concrètes. Je débute par une prémisse fondamentale.

La prémisse

Celui qui appelle, l’auteur et le premier protagoniste de la vocation est Dieu. Par conséquent, chacun ne devrait pas tant se demander : « Ai-je ou n’ai-je pas la vocation ? » Mais plutôt : « A quoi Dieu m’appelle-t-il? » Cet appel précède chaque personne. Mêmesi nous sommes appelés dans le temps, c’est de toute éternité que nous sommes choisis par Dieu « avant la création du monde » (Eph 1,4), « depuis le sein de ma mère » (Gal 1,15). Ainsi, depuis toujours – de toute éternité- la vocation est inscrite dans l’être de chaque personne. Mais cet appel – la voix de Dieu – doit être entendue et reconnue. Si entre Dieu et la personne qui est appelé il y a des obstacles, s’il y en a comme ces murs impénétrables qui ne permettent pas le passage de la voix, cette personne n’est pas en mesure de percevoir l’appel, même si celui-ci est bien présent en elle. Jusqu’à il y a quelques décennies encore, la vie se déroulait dans un contexte familial, social et religieux qui, au fond, favorisait la reconnaissance de la vocation. À présent, il n’en est plus ainsi. L’expérience humaine et religieuse des jeunes d’aujourd’hui, en raison du milieu familial, scolaire, social dans lequel nous vivons et dont ils sont entourés, est réellement différente de celle d’autrefois. Aujourd’hui la ‘voix’ de la vocation est beaucoup plus difficile à entendre, parce qu’elle risque de suffoquer au milieu de tant d’autres, qui deviennent autant d’obstacles. Est-il possible de les surmonter? Oui, et je m’explique avec un exemple. Pour relier ensemble deux points de la terre qui ne peuvent avoir un contact direct, on se sert d’un satellite placé dans l’espace; il reçoit le signal d’un point de la terre et il l’envoie à un autre; de la même manière, les obstacles qui rendent
difficile la reconnaissance de la vocation peuvent être surmontés s’il y a un ‘allié’, une personne capable pour ainsi de ‘trianguler’, à savoir de servir de ‘satellite’ ou d’ ‘antenne’ entre la voix inscrite dans la personne et la personne elle-même.

Je suis convaincu d’une chose : même aujourd’hui ne manquent pas les jeunes Samuel (cfr. 1Sam 3,1-10). Mais chacun d’entre eux trouve-t-il cet Éli qui l’aide à comprendre que le Seigneur l’appelle ? Dans un contexte comme celui qui caractérise le Canada aujourd’hui, où il est devenu particulièrement difficile d’entendre l’appel, la figure d’Éli est très importante (cfr. 1Sam 3,1). Qui est Éli ? C’est celui qui, parce qu’il est familier avec les choses de Dieu, est capable de servir d’ ‘antenne’ et d’aider les ‘jeunes’ Samuel à discerner cet appel qu’eux-mêmes, tout seuls, ne sont pas en mesure de percevoir.

Toute religieuse et tout religieux peut et doit être un ‘Eli’, ce qui veut dire celui ou celle qui veille et se soucie des vocations. Chers religieux et religieuses, en cette année de la Vie consacrée, Jésus adresse à chacun et chacune de vous un appel ardent. Il vous appelle à ‘vous soucier des vocations consacrées’. Il vous invite à le faire avec une confiance accrue et une passion intense : non seulement pour affronter une urgence fondamentale pour la vie de l’Église, mais aussi – et dirais-je – encore davantage pour le remercier du don que vous avez reçu, un don si grand qu’il ne peut pas ne pas susciter un désir irrépressible de le partager et de le communiquer (“bonum est sui diffusivum”).

Cinq actions concrètes

Que veut dire “se soucier des vocations ?”. Cela veut dire ‘y penser’, avoir les vocations à l’esprit et au cœur, investir à cet effet toutes les ressources personnelles :
spirituelles, affectives, comportementales. Je me permets de proposer en particulier cinq lignes d’action.

1- Se soucier veut dire : appuyer notre confiance sur la force de la prière. Nous pouvons faire beaucoup avec la prière. Le Seigneur lui-même le recommande : « Priez le Maître de la moisson pour qu’il envoie des ouvriers à sa moisson.” (Mt 9,38). “Derrière et avant toute vocation au sacerdoce ou à la vie consacrée, – rappelle le Pape François – il y a toujours la prière forte et intense de quelqu’un : d’une grand-mère, d’un grand-père, d’une mère, d’un père, d’une communauté… Les vocations naissent dans la prière et de la prière ; et elles ne peuvent persévérer et porter du fruit que dans la prière.” (Regina Coeli, 21 avril 2013).

Les ouvriers de la moisson de Dieu ne peuvent être choisis simplement comme un patron cherche des employés ; ils doivent être appelés par Dieu et choisis par lui pour ce service,3. L’avenir des vocations est dans les mains de Dieu, mais d’une certaine manière aussi dans nos mains. La prière est notre force : « Avec elle, les vocations ne pourront jamais manquer, ni la voix divine ne pas être écoutée» 4.

Forts de cette certitude, qui ne peut être démentie parce qu’appuyée sur la promesse du Seigneur (cfr. Mt 7, 7-11), ne cessez pas de tenir vos mains levées, dans le geste confiant de l’invocation filiale : assaillons le ciel, pour demander au Père ce que le Christ a voulu que nous demandions.

2. S’occuper des vocations veut dire : montrer Jésus. L’animation vocationnelle – nous le savons – est centrée sur la règle d’or d’amener au Seigneur ceux et celles qui croisent nos chemins (cfr. Jn 1, 40-42); cette règle en effet vise « à montrer… l’attrait de la personne du Seigneur Jésus et la beauté du don total de soi pour la cause de l’Évangile »5. Cela est possible si la gloire du Ressuscité se reflète sur nos visages comme en un miroir (cfr. 2 Co 3, 18). Il faut encore, comme le disait le Pape François à l’Union Internationale des Supérieures Générales « accomplir continuellement un ‘exode’ de vousmêmes pour centrer votre existence sur le Christ et sur son Évangile, sur la volonté de Dieu, en vous dépouillant de vos projets, pour pouvoir dire avec saint Paul : ‘Ce n’est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi’ (Ga 2, 20) » (8 mai 2013).

Très chers religieux et religieuses : si – pour utiliser une image magnifique de la théologie des Pères – nous ne devenons pas la ‘lune’ qui réfléchit la lumière du soleil qui est le Christ, nous risquons de devenir ‘éclipse’ de Dieu. L’éclipse, c’est connu, arrive quand la lune se place entre la terre et le soleil : ce qui provoque une grande obscurité.

Dans cette noirceur, qui engloutit toute chose, on ne voit plus rien : ni soleil, ni terre, ni lune. Rappelons-nous : on peut devenir ‘éclipse de Dieu’ non seulement à cause du mal fait, mais aussi pour le bien qui n’est pas fait ou pour le bien qui est mal fait. 
Au contraire, « là où il y a joie, ferveur, désir de porter Jésus aux autres, jaillissent les vocations authentiques » 6 . Qu’aucun jeune ne croise en vain la route de nos vies ! Que le ‘signal’ envoyé par la présence du Christ en vous, rejoigne et allume le ‘signal’ de la présence du Christ en chaque jeune ! La voix du Seigneur-qui-appelle pourra être entendue et, avec la grâce de Dieu, suivie.

3. S’occuper des vocations veut dire : parler ouvertement de vocation consacrée et de vocation au sacerdoce ministériel, et appeler courageusement 

– Parler ouvertement. Il faut laisser de côté toute gêne inappropriée et toute réticence douteuse qui peuvent naître de la peur injustifiée d’envahir l’intériorité de l’autre ou de conditionner sa liberté de choix. En fait, se faire écho de la voix de Celui-qui-appelle ne représente jamais un attentat à l’autonomie des jeunes ; au contraire, cela constitue une source de lumière et de liberté, en plus d’être un acte d’estime et de confiance à leur égard. C’est pourquoi il faut passer ‘d’une pastorale d’attente à une pastorale de proposition’.

Aujourd’hui c’est le moment de parler courageusement de la vocation à la vie consacrée, comme d’une forme splendide et privilégiée de vie chrétienne. A vous, religieuses et religieux, de la laisser entrevoir et aussi – si le Seigneur vous le suggère intérieurement – de la proposer de manière explicite. Il y a tellement d’occasions que la Providence suscite chaque jour pour vous faire rencontrer des jeunes, sur la rue, à l’école, dans des échanges, lettres, courriels, téléphones… N’ayez pas peur de les conditionner ou de limiter leur liberté ! Au contraire, une proposition précise, faite au bon moment, peut être décisive pour susciter chez les jeunes une réponse libre et authentique (cfr. Pastores dabo Vobis n. 39).

– Parler courageusement. Certes, Dieu peut parler ‘directement’ au cœur d’un jeune, mais « de manière ordinaire il appelle par les personnes et par notre parole. Ainsi – nous exhorte saint Jean-Paul II – n’ayez pas peur d’appeler. Descendez au milieu des jeunes. Allez personnellement à leur rencontre et appelez. Les cœurs des jeunes et des moins jeunes sont disposés à vous écouter. Plusieurs d’entre eux cherchent un but à leur vie ; ils attendent de découvrir une mission qui vaille pour y consacrer leur vie. Le Christ les a syntonisés sur son et sur votre appel. Nous devons appeler. Le Seigneur fera le reste, lui qui offre à chacun son don particulier, selon la grâce qui lui a été donnée (cfr. 1Cor 7,7; Rm 12,6)»7.

Par conséquent, chers religieux et religieuses : prêtez votre voix à Celui qui aujourd’hui encore en appelle plusieurs à le suivre ! Ne décevez pas leur attente ! Soyez les messagers de la volonté de Dieu et appelez avec courage ! Rappelez-vous : les jeunes ont le droit et le devoir d’être aidés à découvrir et à vivre l’appel de Dieu. En fait, c’est seulement en répondant à cet appel que chacun trouve le véritable bonheur.

4. Se soucier des vocations veut dire : se donner avec générosité à la direction spirituelle.

Nous savons bien que « celui qui plante n’est pas important, ni celui qui arrose ; seul importe celui qui donne la croissance : Dieu » (I Cor 3, 7); nous savons aussi que nous ne sommes pas dispensés de faire notre part, puisque par le Saint-Esprit nous avons été établis « collaborateurs de Dieu » (I Co 3, 9). Nous savons tous combien est importante l’œuvre de la direction spirituelle pour que les germes de vocations semés à ‘pleines mains’ par la grâce puissent croître et atteindre leur maturité. Cela nous invite à scruter, avec patience et sollicitude, les pages que le Saint-Esprit écrit dans les cœurs des jeunes d’aujourd’hui (cfr. 2 Cor 3, 2-3), en identifiant les signes imprimés par le Dieu-qui-appelle.

Par conséquent, il devient fondamental de redécouvrir la grande tradition de l’accompagnement spirituel personnel, qui a toujours porté de si nombreux et précieux fruits dans la vie de l’Église. La personne qui remplit ce rôle – par charge reçue ou parce que placée par la Providence dans la condition de se trouver près des jeunes – doit s’engager à le remplir avec courage et compétence, en accompagnant le jeune dans son cheminement et en même temps en promouvant son autonomie nécessaire d’évaluation et de réponse, sans la forcer ou s’y substituer.

Diriger avec des conseils, mais d’abord et avant tout par le témoignage. C’est surtout par notre vie, par l’exemple, par la parole, par la joie et la qualité de votre vie apostolique – chers religieux et religieuses – que vous devez éduquer les autres, spécialement les jeunes, à découvrir le goût de servir l’Église. Vous pourrez alors attendre avec confiance que les germes vocationnels semés dans les cœurs portent fruit (cfr. Jc 5, 7-8).

5. Se soucier des vocations veut dire : proposer des sentiers de communion.

La vocation consacrée n’est jamais une affaire privée à gérer dans le secret de sa propre conscience. En fait, s’il est vrai que chaque vocation est un événement personnel et original, il est tout aussi vrai qu’elle constitue également un fait communautaire et ecclésial. Personne n’est appelé à cheminer seul. L’appel de Dieu me rejoint dans l’Église et par l’Église. « Toute vocation chrétienne vient de Dieu, est don de Dieu ; mais elle n’est jamais donnée en dehors ou indépendamment de l’Église. Elle passe toujours dans l’Église et par l’Église. … elle se présente aussi et nécessairement comme rendant service ‘à’ l’Église » (Pastores dabo Vobis 35).

La conscience de cette réalité doit nous protéger du risque – toujours récurrent – d’une configuration intimiste qui pense et mène l’événement de la vocation à l’intérieur d’un binôme exclusif moi-Dieu. En réalité, toute histoire vocationnelle authentique – tout en respectant les aspects singuliers irréductibles – se développe dans l’ambiance du « nousecclésial » où le Christ ressuscité est présent et agit (cf. Mt 18, 20).

Dans ce but il est particulièrement important d’aider nos jeunes à apprendre ‘l’art des arts’, à savoir l’art d’aimer. La charité en effet est le plus grand charisme (I Co 13, 13). Ils apprendront d’autant mieux cet art fondamental qu’ils rencontreront en vous des personnes qui ne vivent pas pour elles-mêmes, mais des personnes ‘faites amour’.

Aider les familles à découvrir le don de la vie consacrée 
La famille chrétienne – il est bien de le souligner – est « la ‘pépinière’ naturelle des vocations » 8 ; et le Concile qui la définit ‘Église domestique’ (LG n. 11), la présente aussi comme ‘premier séminaire’ (OT n. 2). Parmi les services les plus significatifs que les parents sont appelés à offrir à leurs enfants se trouve aussi celui de les aider à découvrir l’appel de Dieu, y compris celui de la consécration particulière (cfr. GS n. 52).

Il est beau que l’Année de la Vie Consacrée se déroule en donnant, pour ainsi dire, la main à l’année qui conduira à la célébration du Synode ordinaire sur la Famille. Chers religieux et religieuses : mettez la Famille au cœur de votre prière et de votre offrande quotidienne. Priez en particulier pour que la vocation d’un fils ou d’une fille à la vie consacrée ou au sacerdoce soit reconnue non seulement comme un don de la famille, mais aussi comme un don spécial à la famille.

Confiance en Marie

Chers religieux et religieuses, nous nous sentons accompagnés « par la certitude que le Père céleste continue d’appeler tant de jeunes, pour qu’ils suivent de plus près les pas de Jésus dans le ministère sacré, dans la profession des conseils évangéliques, dans la vie missionnaire »9. Nous espérons que d’autant nombreuses seront les réponses ‘oui, me voici’. Pour cela, prions et travaillons ! Avec une confiance inébranlable, en cette Année de la Vie Consacrée, confions à la Vierge Marie la grande cause de la vie consacrée. Remettons à Elle, Mère des vocations, nos jeunes, espérance de l’Église au Canada, en priant pour qu’ils et qu’elles l’imitent dans sa disponibilité au ‘oui’ et suivent son invitation : « Faites tout ce qu’il vous dira » (Jn 2,5). Ne cessons pas de demander au Père, au Fils et à l’Esprit-Saint de pouvoir contempler une Église canadienne mère de nombreux fils et filles qui, dans le signe de la vie consacrée, proclament avec joie le ‘davantage’ (Lc 10,42) de Dieu.

+ Luigi Bonazzi
Nonce Apostolique

 

1 Jean-Paul II, Message pour la XXI Journée mondiale des vocations.
2 Jean Paul II, Message pour la XXII Journée mondiale des vocations.
3 Cf. Benoît XVI, Gesù di Nazaret, p. 204.
4 Jean-Paul II, Message pour la XXIV Journée mondiale des vocations.
5 Jean-Paul II, Exhortation apostolique Vita Consecrata, Roma 1996, n. 64.
6 François, Message pour la Journée mondiale des missions 2014.
7 Jean-Paul II, Message pour la XX Journée mondiale pour les vocations.
8 Jean-Paul II, Message pour la XXXI Journée mondiale des vocations.
9 Jean-Paul II, Message pour la XXXII Journée mondiale des vocations.